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Histoire de la publicité de 1880 à 1910

Lorsque Bell est constituée le 29 avril 1880, elle n’offre qu’un seul produit : le téléphone fixe. Les publicités de cette époque nous permettent de jeter un regard unique sur l’évolution de l’entreprise et la technologie téléphonique qui a complètement transformé la façon dont les Canadiens ont communiqué entre eux et avec le reste du monde. Cette collection de publicités imprimées couvre la période de 1880 à 1910 et elle est la première d’une série d’articles sur « L’histoire de la publicité chez Bell ».

À partir de la fin des années 1870 et jusqu’en 1880, le « téléphone Bell » est déjà annoncé dans plusieurs journaux quotidiens.

Au début des années 1880, la jeune entreprise Bell Telephone Company of Canada publie divers avis dans les journaux montréalais. Ces derniers visent à informer les lecteurs que l’entreprise détient les droits de plusieurs brevets de téléphone Bell, et qu’elle peut construire des lignes téléphoniques entre les villes et les villages pour relier les individus et les entreprises. Le 15 janvier 1881, Charles Fleetford Sise, alors directeur général, écrit les notes suivantes dans son journal de bord :

« Entente avec le Herald pour 1 500 lignes publicitaires »
« Entente avec la Gazette pour 1 500 lignes publicitaires »

Ces entrées au journal constituent les deux premiers contrats de publicité signés avec des journaux. Intitulées « Telephonic », ces annonces publiées quotidiennement montrent des abonnés au service de téléphone provenant de commerces spécifiques (marchands de céréales, de produits, de provisions, etc.).

Bien que la publicité de Bell ne soit pas uniforme et constante avant 1905 environ, l’entreprise réussit tout de même à faire connaître son service téléphonique de façon créative.

Au tournant du siècle, la population a le fort sentiment que les services publics doivent être détenus et exploités par l'État. C’est pourquoi Bell doit se soumettre à une enquête de la Commission des chemins de fer du Canada, l’instance dirigeante qui la réglemente à l'époque. Bien que l’enquête n’ait pas mené à la nationalisation de l’entreprise, elle a mis en lumière le besoin d’une meilleure communication entre Bell et le public concernant les changements de coûts et la mise à jour des services. C’est ce qui a mené à la série d’articles « Telephone Talks », publiés dans les journaux quotidiens et hebdomadaires, et destinés à la population générale.

En 1910, il devient évident que le téléphone gagne en popularité dans les résidences privées, en plus d’être essentiel aux compagnies canadiennes. Les publicités de cette période mettent l’accent sur la commodité, la fiabilité et la nécessité du téléphone pour tout individu.